mardi 27 décembre 2011

Le nouveau président de la Commission de l’Uemoa reçu à Koulouba : PAS DE RUPTURE SUR LES CHANTIERS DE L’INTEGRATION

Le tout nouveau président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Cheikhe Hadjibou Soumaré était en fin de semaine en visite dans notre pays. Il a été reçu en audience à Koulouba, samedi par le président de la République, Amadou Toumani Touré. Il était accompagné du commissaire pour le Mali, Seydou Cissouma.
A sa sortie d’audience, le nouveau patron de la Commission de l’Uemoa a expliqué qu’il était venu remercier le chef de l’Etat pour son engagement en faveur de l’intégration sous-régionale et son

vendredi 23 décembre 2011

Fitch menace de dégrader les États-Unis

L'agence de notation s'inquiète du niveau de la dette du pays mais elle ne prendra pas de décision avant 2013.

Après la sanction de Standard & Poor's cet été, l'agence de notation Fitch pourrait dégrader à son tour la note des États-Unis. Elle attribue actuellement la meilleure note possible au pays, avec une perspective négative, mais menace de réviser cette note si des efforts massifs ne sont pas conduits rapidement pour endiguer le déficit. «Le niveau élevé, en augmentation, de la dette fédérale n'est pas compatible avec le maintien de la note des États-Unis au niveau AAA», a prévenu Fitch. L'agence donne néanmoins un répit à Washington puisqu'elle ne prendra pas de décision sur la note américaine avant 2013. «La dette fédérale va augmenter en l'absence de réformes

jeudi 22 décembre 2011

Promotion des investissements : LE MALI, N°1 DE L’ESPACE UEMOA EN 2011

Selon l’API, le portefeuille des projets d’investissement est passé entre 2010 et 2011 de 34 à 71. Au cours de la rencontre organisée à l’intention des journalistes économiques par l’API et la BM, l’Agence pour la promotion des investissements a procédé à la présentation de son Rapport 2010. Les échanges ont également porté sur l’amélioration du climat des affaires au Mali et les reformes initiées par l’OHADA en matière de Droit des Affaires.


Le Coordinateur du Programme Services Conseil du Groupe de la Banque mondiale, Mahamoud Magassouba a saisi l’opportunité pour rappeler les objectifs de son programme à savoir : la promotion des investissements à travers l’assistance technique à API-Mali, l’appui au Gouvernement en vue de l’élaboration d’une loi sur les zones industrielles et l’appui à la facilitation de l’accès des investisseurs au foncier. Il s’agit aussi et surtout de faciliter les démarches des investisseurs potentiels grâce à une information claire et précise, de contribuer à l’amélioration du climat des affaires en renforçant la transparence administrative et en simplifiant les procédures. Présentant le rapport bilan 2010 de l’API, Mme Bagayogo Aminata Traoré expliquera que le rapport annuel de l’Agence est élaboré dans le but d’informer la population et les partenaires sur les efforts et les 1000 activités de promotion de l’API-Mali.

STRATEGIE NATIONALE L’année 2010, selon elle, a été marquée par la conceptualisation de la stratégie de promotion des investissements, la mise en place d’un système de gestion des requêtes d’information et l’optimisation de la capacité promotionnelle du site Web de l’API. Cette stratégie nationale de promotion des investissements est en cours de finalisation. Elle est particulièrement basée sur la promotion de l’agriculture, des services d’approvisionnement, les mines et le tourisme. Ces secteurs présentent aujourd’hui, des atouts et des potentialités importants. Six filières très compétitives ont été identifiées dans ces secteurs. Ce sont : les léagineux, les fruits et légumes, l’énergie, la production de chaux, les infrastructures d’affaires à Bamako, les infrastructures touristiques. Les réalisations concrètes en matière de promotion des investissements sont encourageantes ont expliqué les conférenciers. Le portefeuille de projets d’investissement est passé entre 2010 et 2011 de 34 projets à 71.
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Fatim Maïga

mercredi 21 décembre 2011

Dettes européennes: le FMI entre en jeu


Incapable de s'aider elle-même, l'Europe va faire appel au Fond monétaire international pour aider ses pays les plus en difficulté. Après une réunion téléphonique de leurs ministres des Finances, lundi, les dix-sept pays de la zone euro vont renflouer le FMI afin que celui-ci puisse mieux venir en aide au vieux continent. L'institution mondiale dirigée par Christine Lagarde est-elle la réponse aux malheurs de l'Europe ? Les clefs pour comprendre.

La zone euro ne peut-elle pas s'aider elle-même ?

Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a été mis sur pied pour accorder des prêts aux pays en difficulté, et garantir une partie de la dette souveraine achetée par les investisseurs. Mais les Européens ont reconnu que sa force de frappe n'atteindrait sans doute pas les objectifs annoncés.

De plus, le sort du FESF est étroitement lié à celui pays qui garantissent ses fonds. L'agence de notation Fitch a rappelé ce mardi que la note du Fonds était étroitement liée à celle de France, elle-même menacée de dégradation imminente. Il est donc désormais clair que le FESF n'aura pas les reins assez solides pour secourir, seul, les Etats en difficulté.

Quant à la Banque centrale européenne, seule institution capable d'endiguer la crise, elle refuse d'intervenir autrement qu'à doses réduites, pour ne pas transgresser des statuts qui lui imposent d'abord de veiller à la stabilité de la monnaie et à l'inflation.

Prêter au FMI pour qu'il nous prête en retour : quelle logique ?

On peut s'étonner de cet aller-retour de fonds entre l'Europe et le FMI. «Ce plan n'a aucune justification, fulmine Henri Sterdyniak, directeur de recherche à l'OFCE. Sinon que le traité européen stipule que les pays n'ont pas le droit de se renflouer les uns les autres [article 125 du traité, ndlr]. Donc la France, au lieu de prêter directement à la Grèce ou à l'Espagne, prête au FMI qui prêtera lui-même à ces pays. Et on fait semblant que l'une et l'autre opération n'ont aucun rapport entre elles».

Reste qu'en l'état actuel des traités, et vu l'impuissance des mécanismes "100% européens", le FMI représente un recours suffisamment rapide et crédible pour faire face aux difficultés les plus immédiates. «Le but, en soi, n'est pas de re-prêter immédiatement cet argent aux pays en difficultés, explique l'économiste Philippe Dessertine. Il s'agit d'abord faire baisser les taux d'intérêts auxquels ces pays empruntent, en disant aux marchés: en cas de problème, le FMI se tient prêt à intervenir».

Qui va participer ?

Les 17 pays de la zone euro se sont mis d'accord pour apporter 150 milliards d'euros. La France contribuera au chèque à hauteur de 31,4 milliards d'euros, l'Allemagne assurant la contribution la plus élevée avec 41,5 milliards. Trois pays membres de l'UE, mais pas de la zone euro, particperont aussi à l'opération: la Suède, le Danemark et la Pologne. Les Européens espèrent ainsi attendre les 200 milliards d'euros.

Reste à savoir si les pays émergents —Chine, Russie, Inde, Brésil...— se laisseront convaincre de mettre au pot, eux aussi. Chose qu'ils avaient refusé de faire dans le cadre du FESF. «Je ne m'attends pas à une grosse participation de leur part, poursuit Philippe Dessertine. Ils sont eux aussi aux prises avec un ralentissement économique, sans compter des problèmes géopolitiques, comme en Russie. Ils vont donc être très prudents dans leur approche de cette opération, dont le succès est loin d'être certain».

Que va régler ce plan ?

Le plan Europe-FMI ne mettra pas un terme à la crise. Il s'agit plutôt de répondre en catastrophe à la pression sans cesse montante sur les dettes souveraines, et face à laquelle les outils européens se sont révélés impuissants.

Les 200 milliards qu'espère lever l'Europe, et qui seront mobilisables à tout instant par le FMI, peuvent avoir un effet "apaisant" sur les investisseurs à deux ou trois mois d'horizon. Si un pays n'arrive plus à se financer sur les marchés, il pourra se tourner vers le FMI, qui leur prêtera à des taux plus bas.

Au-delà se poseront de nouveau les problèmes de fond auxquels n'ont pas su —voulu ?— répondre les derniers sommets européens: solidarité budgétaire, intégration économique et politique.

Grève en Belgique, quelques Eurostar et les Thalys à l'arrêt

Les trains à grande vitesse Thalys, entre la Belgique et la France, et Eurostar, entre la Belgique et le Royaume-Uni, ne circuleront pas jeudi en raison d'une grève dans les services publics belges contre la réforme des retraites. Le trafic des Thalys et des Eurostar passant par la Belgique sera suspendu entre mercredi 20h et jeudi minuit. Sont donc également concernés les Thalys reliant Paris à Amsterdam et Cologne (Allemagne), mais pas les Eurostar Paris-Londres.

Cet arrêt, à la veille du début du week-end de Noël, est lié au "mouvement de grève de la compagnie nationale des chemins de fer belge", la SNCB, qui s'inscrit dans une grève de l'ensemble des services publics belges, selon un communiqué de Thalys. Mercredi soir, au départ de Paris, les Thalys en direction de Bruxelles-Midi de 20H55 et 22H01 seront supprimés, de même que celui de 19H43 à destination de Liège. Aucun Thalys ne circulera jeudi sur le territoire belge et la reprise du trafic ne se fera que vendredi "avec risque de perturbations", indique Thalys, qui conseille de consulter le site thalys.com pour plus d'informations.

Grève aussi dans les aéroports

Les transports aériens devraient être également fortement perturbés après l'appel lancé lundi par le front commun syndical belge à une grève générale jeudi dans l'ensemble des services publics, dont les transports en commun, les administrations et les écoles. Le parlement doit se prononcer ce jour-là sur une importante réforme du système des retraites préparée par la coalition droite-centre-gauche dirigée par le socialiste francophone Elio Di Rupo, entrée en fonctions le 6 décembre après 541 jours de crise politique.

Selon le projet de loi, l'âge légal du départ à la retraite, fixé à 65 ans, ne sera pas modifié, mais le "départ en retraite anticipé" sera retardé de deux ans, à 62 ans, tandis que l'accès à la "préretraite" sera plus compliqué. Les perturbations ont débuté dès mardi dans la province du Hainaut, dans l'ouest du pays, où les cheminots ont débrayé "spontanément" dans la matinée dans plusieurs villes comme Mons, Tournai et Charleroi, dans la région frontalière avec la France, selon le gestionnaire du réseau belge Infrabel.
source: http://lci.tf1.f

mardi 20 décembre 2011

Pourquoi ne pas le démentir? : Soumaïla Cissé n’a financé aucun projet fictif au Sénégal


Dans la journée du vendredi 17 décembre, la cellule de communication du candidat Soumaïla Cissé a rencontré une vingtaine de Directeurs de publication dans les locaux de la prestigieuse agence de communication DFA Communication, sise à ACI 2000.


Sans commentaire, les défenseurs de l’image du porte-étendard de l’URD ont remis aux journalistes des coupures de journaux sénégalais, lesquelles ont été reprises par un confrère malien accusant l’UEMOA de financer des forages fictifs dans le pays de la Teranga et écorchant au passage notre compatriote, dont le bilan a pourtant été salué par les huit Etats de la Communauté. Ils ont également transmis aux hôtes du jour, le droit de réponse du directeur de l’Environnement et de l’Eau de la Commission de l’UEMOA. Aux journalistes, ont-ils dit, de se faire leur religion sur l’affaire.

Voici ce que nous avons pu tirer de la quintessence des documents mis à notre disposition. De quoi s’agit-il? Dans sa parution du 29 novembre 2011, «Le Quotidien» sénégalais titrait «Financement de projets fictifs au Sénégal: la France empoigne l’UEMOA pour 5 milliards». Dans cet article, signé de notre confrère Ibrahima N’Diaye, l’UEMOA est mise en cause pour son programme d’hydraulique villageoise, notamment au Sénégal. En effet, on peut lire: «Le président sortant de la Commission de l’UEMOA va laisser à son successeur un gros passif, né d’un financement fictif de forages au Sénégal, avec l’argent de l’Agence française de développement (AFD). Incapable de justifier ce montant, Soumaïla Cissé va laisser à Hadjibou Soumaré le soin d’éponger l’ardoise, sous peine de perdre l’appui de l’AFD… S’il veut de l’argent, Cheikh Hadjibou Soumaré va devoir rapidement trouver des justificatifs à des travaux hydrauliques prétendument financés au Sénégal, ou alors rembourser au plus vite l’Agence française de développement (AFD) d’au moins 5 milliards de FCFA …».

Pour ceux qui ne le savent pas, Hadjibou Soumaré est un ancien Premier ministre sénégalais actuellement Président de la Commission de l’UEMOA. Il a remplacé, après moult tractations, son compatriote El Hadj Abdou Sakho. Celui-ci a contesté son éviction après deux mandats et a saisi la Cour de l’UEMOA. Il multiplie les entretiens dans les journaux et s’attaque sans gants au Président Wade en ces termes: «Avec Wade, on nomme, on dégomme, on renomme». Parlant de Soumaïla Cissé, il déclare: «Il est vrai qu’en huit ans de Commissariat, je n’ai pas toujours eu les meilleurs rapports avec Soumaïla Cissé et me disais simplement que cela pouvait rester dans le cadre de la courtoisie administrative. Malheureusement, cela ne s’est pas passé ainsi. Je n’avais pas tellement conscience que j’avais affaire à des gens qui utilisaient des armes que moi je désapprouvais… Je continue à penser qu’un jour ou l’autre, Soumaïla Cissé va se mettre devant moi pour me dire ce qu’il me reproche». Comme vous le constatez, l’ancien Commissaire sénégalais, El Hadj Abdou Sakho, congédié par son pays, pense que Soumaïla y est pour quelque chose.

Voilà le contexte dans lequel «Le Quotidien» sénégalais a pondu son article, contesté de long en large par les techniciens de l’UEMOA, notamment le Directeur de l’Environnement et de l’Eau, Malick Diallo. En effet, dans ses explications, il a surtout évoqué la première phase du programme hydraulique villageoise, pour permettre à ses lecteurs de bien cerner la question. C’est ainsi qu’on note que cette première phase a porté sur les réalisations suivantes: 300 forages au Burkina Faso, 300 forages au Bénin, 300 forages en Côte d’Ivoire, 300 forages au Sénégal, en Guinée Bissau et au Togo, 350 forages au Mali et 350 forages au Niger. Un total de 2500 forages sur les 3000 prévus au financement disponible a été réalisé pour cette première phase, soit un reliquat de 500 forages à exécuter pour la boucler.

Malick Diallo fournit dans son droit de réponse une précision de taille: «…Sur ce projet de 150 forages supplémentaires au Sénégal, il y a eu des divergences de vue avec l’AFD, pas sur le fait que les forages n’existent pas, mais sur la réalisation de ce programme du Sénégal qui sortait des 300 forages prévus sur la première phase financés sur l’aide budgétaire française». Dans le dernier paragraphe, il écrit ceci: «Vous constaterez avec moi qu’il n’y a aucun programme fictif de financement de forages par l’UEMOA au Sénégal. Je voudrais également attirer votre attention sur le fait que les forages financés par l’UEMOA au Sénégal sont identifiés par des panneaux de signalisation avec le logo de l’UEMOA, tel que montré dans les photos jointes à cette lettre ».

Chahana Takiou

vendredi 16 décembre 2011

Coopération Mali-BOAD : LES BONS COMPTES


Le président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Christian Adovelande, était en visite de travail dans notre pays la semaine dernière. Au cours de son séjour, il a eu des contacts de haut niveau. Vendredi, il a été reçu en audience par le président de la République, Amadou Toumani Touré. L’audience s’est déroulée dans le salon Mali du palais de Koulouba en présence du ministre de l’Economie et des Finances, Lassine Bouaré.
La visite du patron de l’institution financière sous-régionale se situait dans le cadre des contacts périodiques que les responsables de la Banque entretiennent avec les autorités des pays membres de l’UEMOA. Les entretiens à Koulouba ont porté sur la situation financière de la banque et sa coopération avec notre pays. À sa sortie d’audience, Christian Adovelande a souligné que cette coopération se porte très bien.
Le volume cumulé des investissements réalisés dans notre pays s’élève à 254 milliards de Fcfa pour 67 projets. À la date d’aujourd’hui, la ligne de crédit en cours pour l’exercice 2011, concerne 4 projets pour un montant total de 38 milliards de Fcfa. Ces projets doivent passer devant le prochain conseil d’administration de la Banque qui se tiendra le 14 janvier prochain à Niamey. Christian Adovelande a aussi informé le chef de l’Etat de la situation générale de la Banque qui se porte bien, malgré la crise financière mondiale actuelle.
La BOAD est train de prendre des dispositions pour limiter les effets de cette crise sur l’économie de notre sous-région. A ce propos, il a expliqué qu’une bonne partie des ressources concessionnelles de l’institution financière provient des pays industrialisés du Nord. Or ce sont ces pays qui se débattent en ce moment dans la crise. Il est donc fort probable qu’une contraction soit constatée au niveau de ces ressources. Mais la BOAD a pris les devants en engageant la réflexion pour trouver des alternatives de financement et prévenir les difficultés en perspective.